16,00 €
Sortie : 16 octobre 2026
192 pages
ISBN : 9782358723183
Françoise Vergès
L'économie de la mort
Pour une politique des besoins vitaux
Rencontres
Françoise Vergès à la librairie Le Merle Moqueur (Paris)
Françoise Vergès à la librairie La Tanière (Lyon)
Françoise Vergès à la librairie Les Modernes (Grenoble)
Françoise Vergès au Jeu de Paume (Rennes)
Françoise Vergès à la Gaîté Lyrique (Paris)
Françoise Vergès au cinéma La Clef (Paris)
Dans les situations de guerre, de catastrophes naturelles, comme dans le quotidien du désastre climatique, la vie est aujourd’hui rendue irrespirable et la terre inhabitable pour les habitant·es de régions entières à travers le monde, privé·es d’accès à l’eau, à l’air sain, aux produits d’hygiène, etc. C’est là le fruit d’une histoire coloniale et de choix politiques qui ont prétendu faire la part entre ce qui est propre et ce qui ne l’est pas, ce qui mérite de vivre et ce qui peut mourir.
Les peuples soumis à la traite et à l’esclavage colonial furent ainsi décrits comme « sales et malodorants » – par des sociétés qui, au même moment, déclaraient l’universalité des droits – puis assignés au nettoyage, au soin et à l’entretien du monde qui se dit propre. Le racisme environnemental a autorisé le déversement des déchets et la sous-traitance des pollutions dans les pays du Sud global et les quartiers pauvres et ségrégués au Nord. Le déni structurel des besoins élémentaires, la destruction d’environnements, l’extermination de peuples se conjuguent avec la prolifération d’enclaves luxueuses dédiées à la satisfaction des ultra-riches. Le mode de vie impérialiste n’est possible qu’à la condition de piétiner les droits et la vie de communautés entières.
Pour Françoise Vergès, la politisation des besoins vitaux élémentaires est essentielle : elle requiert de les émanciper du physiologique, de faire de leur banalité le fondement des luttes contemporaines contre cette économie de la mort.
Françoise Vergès
Françoise Vergès est notamment l’autrice d’Un féminisme décolonial (2019), Une théorie féministe de la violence (2020) et de Programme de désordre absolu (2023).