13,00

Sortie : 5 mars 2021

282 pages

ISBN : 9782358722131

Frédéric Lordon

Figures
du communisme

Le capitalisme détruit les existences. Il les détruit même deux fois. D’abord d’angoisse et de précarité en remettant la survie matérielle des individus aux mains de deux maîtres fous : le « marché » et l’« emploi ». Ensuite en rendant la planète inhabitable : surchauffée, asphyxiante, et désormais pandémique. Il faut regarder ces faits bien en face et s’astreindre maintenant à un exercice de conséquence. 1/ Le capitalisme met en péril l’espèce humaine. 2/ En 40 ans de néolibéralisme, l’espace social-démocrate où se négociaient des « aménagements » dans le capitalisme a été fermé : ne reste plus que l’alternative de l’aggravation ou du renversement. 3/ Il ne faut pas douter que la minorité qui en tire avantage soit prête à tout pour se maintenir. 4/ Sortir du capitalisme a un nom : communisme.

Mais sortir du capitalisme demeure un impensable tant que le communisme demeure un infigurable. Car le communisme ne peut pas être désirable seulement de ce que le capitalisme devient odieux. Il doit l’être pour lui-même. Or, pour l’être, il doit se donner à voir, à imaginer : bref se donner des figures.

La fatalité historique du communisme est de n’avoir jamais eu lieu et pourtant d’avoir été grevé d’images désastreuses. À la place desquelles il faut mettre enfin des images de ce qu’il pourrait être lui, réellement.

 

« Face au désastre qui vient : le communisme désirable ». Le Média,

18 mars 2021.

 

« Le communisme se doit de faire valoir ses contenus propres, positifs. » L’Humanité, 19 mars 2021. 

 

« Un communisme désirable ? Frédéric Lordon, lui, y croit ». Marianne,

21 avril 2021. 

 

Questions stratégiques à Frédéric Lordon, Le Vent se lève, 25 avril 2021.

 

 

 

Frédéric Lordon

Frédéric Lordon est chercheur au CNRS.